
Bibliothèque L’Age d’Homme, 1991
Résumé de l’éditeur:
Initialement paru en 1934, traduit en allemand un an après, Révolte contre le monde moderne est considéré comme l’ouvrage le plus important de Julius Evola (1898-1974). Ce livre prouve que déjá à cette époque, les bases d’une révolte globale entre la civilisation contemporaine avaient été posées, révolte en comparaison de laquelle la “contestation” qui s’est exprimée à la fin des années soixante apparaît chaotique et invertébrée. Au-delà des derniers aspects du monde moderne – hypertrophie de la technique, société de consommation, conditionnement de masse, etc. -, ce livre remonte aux causes, analyse les processus qui, depuis des siècles, ont exercé une action destructrice sur toute valeur authentique et toute forme supérieure d’organisation de l’existence, ont soustrait le monde des hommes aux influences spirituelles pour le livrer à l’individualisme, au materialisme, à l’irréalisme et à sa rhétorique spectrale.
La première partie du livre, “Le monde de la Tradition”, définit, à travers une étude comparée embrassant les civilisations les plus variées, une doctrine des catégories fondamentales du monde raditionnel: la royauté sacrée, la paix et la justice, l’Etat et l’Empire, le rite, la contemplation et l’action, l’initiation et le sacre, la guerre, les “jeux”, le statut de l’homme et de la femme, etc. Ainsi sont indiquées les voies qui conduisaient parfois au-delà de la condition humaine, ou bienqui lui assuraient une stabilité inébranlable. A l’inverse, l’homme moderne apparaît comme un cas aberrant d’être non plus relié aux forces d’en haut et emporté par la “démonie” du collectif vers de nouvelles formes de barbarie.
La deuxième partie du livre, “Genèse et visage du monde moderne”, développe une “métaphysique de l’histoire”, à travers l’exposition de la doctrine traditionelle des cycles, des considérations sur le symbolisme du pôle, l’habitat hyperboréen originel, la “Lumière du Nord” et la “Lumière du Sud”, le matriarcat, etc. Elle se poursuit par l’analy se des cycles de la décadence, depuis les grandes cultures préchrétiennes jusqu’à la Russie et l’Amérique contemporaines, en passant par le monde gréco-romain et le Moyen Age.
En 1935, le poète Gottfried Benn salua ce livre comme “une oeuvre dont l’importance exceptionelle apparaîtra clairement dans les prochanes années” et écrivit qu’en la lisant “on regardera l’Europe d’une autre manière”.
Cette nouvelle traduction française intégrale et précédée d’une introduction du traducteur consacrée aux sources d’Evola (notamment le mythologue J. J. Bachofen) et suivie d’une bibliographie française de Julius Evola, établie par Alain de Benoist.