
Gallimard, 1990 (1976)
Selon Guénon, le monde moderne est un monde finissant qui ne saurait échapper à son destin, car la marche descendante du présent cycle temporel est inexorable.
La seule issue possible pour ceux qui veulent réagir contre cette tendance est la voie initiatique, quelles qu’en soient les difficultés. En effet, celle-ci implique deux conditions essentielles : un accord intellectuel fondamental sur les principes métaphysiques des doctrines traditionnelles et une transmission initiatique authentiquement valable, c’est-à-dire fort éloignée des multiples contrefaçons et pseudo-initiations qui foisonnent à notre époque.
Là-dessus, le message de Guénon n’a jamais varié et ses avertissements sont toujours aussi présents en 1990 qu’au début du siècle.


Eine politische Linke gibt es nicht mehr. Als historisch eigenständige Kraft ist sie längst verschwunden. Unsere wohlklingenden Forderungen wie “Selbstverwirklichung”, “Authentizität”, “Emanzipation”, “Gleichberechtigung” und “Vielfalt” sind alles andere als links. Sie verhindern eben das, was sie versprechen: Begegnung, Entschiedenheit, Verwirklichung, Individualität, Welthaltigkeit, Anwesenheit, Gemeinsamkeit. Sie leiten uns in ein Dasein ohne Herkunft, Heimat, Nachkommenschaft und Transzendenz. Dieser “Jargon der Weltoffenheit” hält uns in der Vorläufigkeit gefangen: Alles erscheint greifbar, nichts ist erreichbar. Die westlichen Wertideen wie “Entgrenzung”, “Chancengleichheit” oder “Toleranz” rauben uns die soziale Dimension des Lebens. Am Ende soll das marktkonforme Individuum sich selbst verwerten und nur noch messbare Leistungen austauschen. Diese Ökonomisierung des Lebens erweist sich als ein Fortschritt ins Leere. Eindringlich warnt Frank Böckelmann vor der auszehrenden Monotonie des westlichen Diskurses.
Face à la crise du capitalisme, on voit le FMI, des gouvernements ou des économistes célèbres brûler ce qu’ils ont adoré – le marché – et réhabiliter l’État autrefois honni: nous vivons l’amorce d’une “démondialisation”. Ce mouvement réveille de vieilles peurs. Et si elle annonçait le retour au temps des guerres?

